IMMERSION AU BOOTCAMP

Pendant deux jours, les startupers et porteurs de projets finalistes du Circular Challenge 2018 musclent leurs propositions et s’entraînent au pitch final devant le jury.

« Il vous reste une minute, je vous invite à poser votre dernière question ». La minute passée, l’animateur doit se répéter au micro — « C’est la fin pour cette rotation, je vous invite à changer de table » : il faut insister un peu pour convaincre les groupes d’interrompre leur conversation…
Nous sommes à la Cartonnerie dans le 11ème arrondissement parisien où l’ambiance est détenue mais studieuse. Sur les six tables, on voit des ordinateurs portables, des carnets de notes, quelques clémentines et une tablette de chewing-gum à la nicotine ! Le Bootcamp du Circular Challenge a débuté ce matin : deux jours d’entraînement intensif pour les six finalistes 2018 du concours de l’économie circulaire organisé par Citéo.
Cet après-midi au programme : un « speed-dating experts ». Chaque équipe de finalistes est accompagnée pour l’exercice par deux coachs — l’un issu de Citéo, l’autre du cabinet de conseil en open innovation Bluenove. Elles passeront quarante minutes chacune face aux six groupes de professionnels invités à donner leur avis et conseils dans leur domaines d’expertise respectifs.
« Peut-être que vous devriez mettre un logo pour indiquer le réemploi de votre produit » entend-t-on à la table circularité et éco-conception, tandis que les experts du financement questionnent des finalistes sur l’avenir du papier. Du côté de la stratégie et du business model, c’est une porteuse de projet qui s’interroge : « On pensait se positionner à une certaine place dans la chaîne de valeurs, mais à force d’en discuter, je me demande si on ne doit pas changer finalement ». À la table juste à côté, dédiée à l’expérimentation et à l’industrialisation, une autre finaliste demande elle aussi un avis aux experts sur la mise en place d’un site pilote qui prouverait la validité économique de son activité.
Pendant ce temps, les experts du juridique discutent propriété intellectuelle et open data. Enfin, à la table communication et médias, ce sont les intervenants qui rassurent une finaliste : « Vous proposez une alternative au plastique, c’est génial, en termes de communication, vous avez un boulevard devant vous ! »
Cet après-midi, selon le niveau de maturité de leur projet ou de leur activité, les uns affinent leur plan global tandis que les autres creusent un point spécifique. En tout cas, tous s’entraînent très activement pour l’épreuve finale qui aura lieu deux jours plus tard : un « pitch » devant le jury qui désignera le vainqueur. Verdict le 6 décembre au soir.

Hashtags: 
Talents
Projets
CITEO

LES NEWS


  • LACTIPS : LE GRAND GAGNANT DE CETTE ÉDITION 2018

    Lactips, à l’origine d’un plastique sans plastique, est l’entreprise lauréate de l’édition 2018 du Circular Challenge. Réactions de Marion Vincent, chef de produit innovation et Marie-Hélène Gramatikoff, PDG.

    # Talents
    # Projets
    # CITEO

    Lactips, à l’origine d’un plastique sans plastique, est l’entreprise lauréate de l’édition 2018 du Circular Challenge. Réactions de Marion Vincent, chef de produit innovation et Marie-Hélène Gramatikoff, PDG.

    Le 6 décembre, l’entreprise Lactips a été désignée lauréate de l’édition 2018 du Circular Challenge. La PME stéphanoise créée en 2014 fabrique des granulés thermoplastiques à base de protéines de lait impropre à la consommation. Elle propose ainsi non seulement une alternative biosourcée et complètement biodégradable au plastique, mais aussi une manière de valoriser les déchets du lait. Lactips a trouvé à son innovation des premières applications sur le marché de la détergence — où son matériau permet de recouvrir les pastilles de lave-vaisselle —, mais la PME espère bien conquérir d’autres marchés. C’était d’ailleurs l’une des raisons de sa candidature au Circular Challenge, portée par Marion Vin-cent, chef de produit innovation. C’est elle qui a participé au « Bootcamp », le programme d’entraînement du concours, qui permet de muscler sa stratégie et de se préparer à « pit-cher » devant le jury. Le 6 décembre, elle a renouvelé l’exercice devant l’amphithéâtre de la Maison des océans — où avait lieu la remise des prix, et sous les yeux de Marie-Hélène Gramatikoff, PDG de Lactips. Interview croisée à l’issue de la cérémonie.

    Comment s’est passé votre participation au Circular Challenge ?
    — Marion Vincent : C’était intense ! Le premier jour du Bootcamp, avec les experts et les coachs Citéo, nous avons pu aborder et affiner des problématiques précises (éco-conception, circularité, etc.). Le deuxième jour était consacré à l’entraînement au pitch. C’était très intéressant, il s’agissait d’apprendre à raconter notre activité et présenter notre produit au-delà de ses caractéristiques techniques : ou comment avoir un message fort, convaincant et mobilisateur. Tous ces aspects sont important pour moi qui travaille au sein de l’équipe commerciale, en lien avec la R&D, à l’identification et à la prospection de nouveaux marchés.
    Que représente cette victoire ? Que comptez-vous en tirer ?
    — M.V. : C’est à la fois une grande fierté et un signe d’encouragement d’être reconnu par un acteur comme Citéo. Ce prix représente en quelque sorte un label d’excellence. Notre priorité aujourd’hui est de développer des applications à notre matériau, j’espère que ce prix va nous y aider.
    — Marie-Hélène Gramatikoff : Pour croître et représenter une alternative majeure au plas-tique, nous avons besoin de l’aide d’acteurs influents et incontournables comme Citéo. Les chiffres sont éloquents : environ 10 tonnes de plastique sont produites chaque se-conde dans le monde ! D’après un article récent de la Tribune*, seuls 6 % des plastiques sont recyclés et 1 seul est biosourcé ! Or, aujourd’hui, l’un des principaux freins à notre développement est la règlementation : elle n’est pas assez stricte avec les matériaux plas-tiques issus de la pétrochimie. Certains sont par exemple considérés comme biodégra-dables après des tests en laboratoire qui ne correspondent pas du tout aux conditions ré-elles. Concrètement, nous avons besoin d’influenceurs.

    Quelles sont les prochaines étapes ? À quoi allez-vous consacrer la dotation de
    40 000 euros ?
    — M.V. : Nous portons beaucoup de projets en R&D, j’espère que cette victoire au Circular Challenge nous permettra de nouer des partenariats solides pour développer certaines ap-plications et marchés. Aujourd’hui, notre matériau est un substitut au PVA [un plastique hydrosoluble], mais il serait intéressant d’aller aussi vers les matériaux multi-couches.
    — M-H.G. : Puisque nous avons besoin un grand besoin d’influence, ce qui passe notam-ment par des déplacements, des rencontres et la participation à des événements, nous al-lons consacrer la dotation à ce budget-là.

    * https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/conferences/generation-20...

    # Talents
    # Projets
    # CITEO
  • IMMERSION AU BOOTCAMP

    Pendant deux jours, les startupers et porteurs de projets finalistes du Circular Challenge 2018 musclent leurs propositions et s’entraînent au pitch final devant le jury.

    # Talents
    # Projets
    # CITEO

    Pendant deux jours, les startupers et porteurs de projets finalistes du Circular Challenge 2018 musclent leurs propositions et s’entraînent au pitch final devant le jury.

    « Il vous reste une minute, je vous invite à poser votre dernière question ». La minute passée, l’animateur doit se répéter au micro — « C’est la fin pour cette rotation, je vous invite à changer de table » : il faut insister un peu pour convaincre les groupes d’interrompre leur conversation…
    Nous sommes à la Cartonnerie dans le 11ème arrondissement parisien où l’ambiance est détenue mais studieuse. Sur les six tables, on voit des ordinateurs portables, des carnets de notes, quelques clémentines et une tablette de chewing-gum à la nicotine ! Le Bootcamp du Circular Challenge a débuté ce matin : deux jours d’entraînement intensif pour les six finalistes 2018 du concours de l’économie circulaire organisé par Citéo.
    Cet après-midi au programme : un « speed-dating experts ». Chaque équipe de finalistes est accompagnée pour l’exercice par deux coachs — l’un issu de Citéo, l’autre du cabinet de conseil en open innovation Bluenove. Elles passeront quarante minutes chacune face aux six groupes de professionnels invités à donner leur avis et conseils dans leur domaines d’expertise respectifs.
    « Peut-être que vous devriez mettre un logo pour indiquer le réemploi de votre produit » entend-t-on à la table circularité et éco-conception, tandis que les experts du financement questionnent des finalistes sur l’avenir du papier. Du côté de la stratégie et du business model, c’est une porteuse de projet qui s’interroge : « On pensait se positionner à une certaine place dans la chaîne de valeurs, mais à force d’en discuter, je me demande si on ne doit pas changer finalement ». À la table juste à côté, dédiée à l’expérimentation et à l’industrialisation, une autre finaliste demande elle aussi un avis aux experts sur la mise en place d’un site pilote qui prouverait la validité économique de son activité.
    Pendant ce temps, les experts du juridique discutent propriété intellectuelle et open data. Enfin, à la table communication et médias, ce sont les intervenants qui rassurent une finaliste : « Vous proposez une alternative au plastique, c’est génial, en termes de communication, vous avez un boulevard devant vous ! »
    Cet après-midi, selon le niveau de maturité de leur projet ou de leur activité, les uns affinent leur plan global tandis que les autres creusent un point spécifique. En tout cas, tous s’entraînent très activement pour l’épreuve finale qui aura lieu deux jours plus tard : un « pitch » devant le jury qui désignera le vainqueur. Verdict le 6 décembre au soir.

    # Talents
    # Projets
    # CITEO
  • CIRCULAR CHALLENGE : LA REMISE DES PRIX

    Le 6 décembre, avait lieu à la Maison des océans, la remise des prix de l’édition 2018 du concours de l’économie circulaire. Retour sur la cérémonie.

    # Talents
    # Jury
    # Projets
    # CITEO

    Le 6 décembre, avait lieu à la Maison des océans, la remise des prix de l’édition 2018 du concours de l’économie circulaire. Retour sur la cérémonie.

    L’amphithéâtre aux murs anciens ornés de décor de pêche — un symbole quand il s’agit de parler de déchets — est plein. On y trouve des clients de Citéo, des représentants de grandes entreprises, des investisseurs, des acteurs de l’économie circulaire ou encore des porteurs de projets. Tous curieux d’entendre les finalistes du jour présenter leurs solutions innovantes en matière d’économie circulaire.
    En ouverture, Jean Hornain, directeur général de Citéo puis Marc Giget, président du Club de Paris des directeurs de l’innovation, rappellent l’importance d’encourager et de promouvoir des solutions à tous les niveaux de la chaîne : éco-onception, fabrication, collecte et recyclage des déchets. Ceci en impliquant tous les acteurs concernés : entreprises, consommateurs et collectivités. La parole est ensuite donnée à Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, co-fondateurs du Mouvement pour une économie bienveillante, qui exposent leur conviction : les entreprises doivent être acteurs du bien commun. Et c’est bien l’ambition des finalistes du jour.
    C’est d’ailleurs leur tour de présenter en cinq minutes chacun leurs activités et solutions. Cela fait deux jours qu’ils s’entraînent intensivement pour ce pitch final, qu’ils ont présenté quelques heures plus tôt au jury de l’édition 2018 du Circular Challenge — le seul à connaître déjà le ou la lauréat.e.
    L’ordre de passage a été tiré au sort. La première à passer est Fanny Tricot, chercheure et future entrepreneuse, qui présente son projet Paper Touch : un papier connecté qui représente une alternative aux circuits électroniques classiques. Elle est suivie par Olivier Gambari et Émile David, CEO et « matchmaker » d’iNex circular, le « Tinder des nouvelles ressources » : une plateforme web de données sur les déchets et besoins en matière première des industriels. Vient le tour de Marion Vincent, chef de produit innovation chez Lactips, une entreprise qui propose un plastique sans… plastique ! La quatrième à pitcher est Nadia Auclair, directrice générale de Carbiolice, entreprise à l’origine d’une solution de biodégradation pour les plastiques PLA. Montent ensuite sur scène Arnaud Lancelot et Emeric Baracat qui présentent Cozie, leur marque de cosmétique biologique à objectif zéro déchet. Enfin, Loic Cœurjoly et Cyril Pradel cofondateurs d’Heyliot, expliquent l’intérêt de leur capteur laser qui mesure le taux de remplissage des conteneurs et bacs de collecte.
    Avant que les finalistes et la salle — qui fait ses pronostics — connaissent l’entreprise lauréate de cette édition, un premier prix coup de cœur est remis à l’association Utile Ici, qui importe en France le principe hollandais de consignes dit « Retourette ». Enfin, l’entreprise gagnante de l’édition 2018 est annoncée : il s’agit de Lactips et son alternative au plastique — qui se voit remettre le prix et une dotation de 40 000 euros. À l’année prochaine !

    # Talents
    # Jury
    # Projets
    # CITEO
  • Lactips, plastique à base de lait impropre à la consommation

    « Nous fabriquons un plastique sans plastique ! » 
Charlène Beal-Fernandes / chargée de communication - Lactips

    La jeune PME créée en 2014 et installée à Saint-Jean-Bonnefonds, près de Saint-Etienne en Auvergne-Rhône-Alpes, propose des granulés thermoplastiques à base de protéines de lait. Rencontre avec Charlène Beal-Fernandes, chargée de communication de Lactips.

    1. Pouvez-vous nous présenter l’activité de Lactips en quelques mots ?

    # Talents
    # Projets
    # CITEO

    « Nous fabriquons un plastique sans plastique ! » 
Charlène Beal-Fernandes / chargée de communication - Lactips

    La jeune PME créée en 2014 et installée à Saint-Jean-Bonnefonds, près de Saint-Etienne en Auvergne-Rhône-Alpes, propose des granulés thermoplastiques à base de protéines de lait. Rencontre avec Charlène Beal-Fernandes, chargée de communication de Lactips.

    1. Pouvez-vous nous présenter l’activité de Lactips en quelques mots ?

    Nous fabriquons un plastique sans plastique ! Notre matériau, composé de protéines de lait impropre à la consommation, est 100 % biosourcé et complètement biodégradable. Il s’agit de granulés qui sont transformés par les industriels de la plasturgie, notamment pour le marché des détergents. Ils servent par exemple à fabriquer les films qui entourent les pastilles de lave-vaisselle. Notre matériau représente une alternative au PVA — une forme de plastique hydrosoluble d’origine fossile — tout en présentant de meilleures caractéristiques : nos films sont solubles dans l’eau chaude comme froide (et ne laissent donc aucun résidu), ils sont imprimables et totalement biodégradables. Nos premiers produits sont en rayon depuis septembre 2018 sur les produits de la marque écologique allemande Ulrich Natürlich.

    2. Comment votre activité s’inscrit-elle dans l’économie circulaire ? Quel est son impact environnemental ?

    Alors que le PVA est pétro-sourcé, notre matériau est composé de caséine, la protéine du lait, et d’additifs végétaux. C’est une manière de valoriser le lait impropre à la consommation — parce qu’il a été déclassé ou parce qu’il est en sur-production. Nous militons d’ailleurs pour la création en France d’une filière de récupération et de valorisation des déchets du lait. De plus, le processus de transformation se fait à basse température ce qui représente des économies d’énergie par rapport aux procédés et matériaux pétro-sourcés. Enfin, notre produit est complètement biodégradable et compostable.

    3. Quels sont les objectifs de Lactips à 5 ans ?

    Nous visons en priorité le marché des détergents qui a besoin d’une alternative au PVA. D’ailleurs, 15 % des utilisateurs de pastilles de lave-vaisselle se plaignent du film hydrosoluble dont 47 % ont retrouvé des traces de film sur leur vaisselle. Vu les composés du plastique, cela pose de vraies questions de santé. Notre usine présente aujourd’hui une capacité de production de 440 tonnes par an ce qui correspond aux besoins du marché des tablettes et poudres détergentes. D'ici 2020, nous ouvrirons une seconde usine qui nous permettra, d'une part, d'augmenter nos capacités de fabrication actuelles, et d'autre part, de produire des granulés pour d'autres usages, notamment l'agro-alimentaire. D’ailleurs, nous avons déjà des contrats de co-développement sur ce secteur. Enfin, nous visons également d’autres marchés à venir : les colorants / pigments, le bâtiment ou encore le textile.

    # Talents
    # Projets
    # CITEO

 


ACCELERATOR OF POSITIVE INNOVATION

Born from the combination of Eco-Emballages and Ecofolio, Citeo was created by companies to reduce the environmental impact of packaging and paper. His goal ? Combine economic and environmental performance by imagining solutions that advance recycling at the lowest cost, and by giving everyone the desire to act on a daily basis.

 

LEGAL NOTICE  •  COOKIE POLICY  •   RULES AND REGULATIONS